8 mois pour découvrir la Chine : JO, Pekin, Shanghai, Grande muraille de Chine, cité interdite sans oublier les foeti de poussin poellés !
Me voilà parti pour vous raconter mon périple en Chine du Sud dont la destination majeure était Hong Kong, mais qui m'a permis de découvrir aussi Guangzhou et Macau.
Ces vacances de deux semaines, outre le fait d'avoir réussi à inquieter "Papa", "Maman", m'ont fait un bien fou et m'ont donné l'occasion de découvrir un nouvel aspect de la Chine : l'occidentalisation grandissante de l'empire du milieu.
Je commence donc par le début, c'est à dire mon voyage en train de Qingdao à Canton, et ce parceque ce voyage était long ; il me faut donc vous en parler.
Ce vendredi, lever à 4h30, petit dej' en express et me voilà parti avec mes sacs chargés de provisions pour passer les 27h de train ainsi que d'un bouquin chinois traduit en anglais racontant une légende chinoise.
Pas grand monde, il fait froid, il y a du vent, les couettes de mon lit me manquent ...
A 6h00 me voilà devant mon arret de bus pour Qingdao center. Ce bus je l'attendrai 30minutes, assez de temps pour que je sois déjà en retard et que je m'initie au Tai chi ou a la "valse" chinoise avec les adpetes matinaux !
Il est trop tôt pour stresser !
A 8h00, me voilà dans le centre, il me faut changer de bus.
A 8h10, aprés avoir eviter la fente à billet, me voilà dans le dernier bus, direction la gare centrale.
A 8h30, je suis encore dans le bus, en plein embouteillage. Mon train part à 8h42. Le stress monte, j'insulte toutes les voitures en français.
A 8h40, je quitte le bus. Méga sprint (Dans ces moments là, tu regrettes d'être autant chargé), j'arrive a l'entrée principale ou les baggages sont contrôlés. Le mec commence à me parler en chinois ... Le con. Je ne m'arrete pas de courir, il me court aprés mais tant pis ...
A 8h42, le coup de sifflet de départ retentit, je saute dans le train, bien réveillé et déjà en sueur. Petit coucou au controleur aussi essouflé que moi, à travers la vitre de la porte ... Il me montre mes baguettes. Adieu mes chères baguettes, j'en ai d'autre ce n'est pas grave !
Je trouve ma couchette à l'autre bout du train aprés avoir écrasé les gens avec mes sacs. Mais c'est aussi ça la Chine et aprés 4 mois il est temps que je m'y mette à ces coutumes "sans-gène" et bourrines ...
J'écope de la couchette du milieu. Je suis à l'origine de tous les regards, un coup d'oeuil à ma braguette ... Non, non c'est bien mes yeux non-bridés et mon teint rougeatre qui font que tous les voyageurs me fixent ...
Je dépose mes baggages et m'installe le long des fenêtres. J'entame mon livre, assis derrière le paysage urbain de Qingdao défilant dérrière la fenêtre.
A 9h00, le méga quizz est lancé ... "D'où vient l'etranger ?". On me propose de la viande séchée.
La responsable de wagon, rempli nos thermos d'eau chaude.
A 9h35, première halte, 4 veilles dames montent dans le train, me déboitant les épaules avec leurs bagages. Je les aide à mettre leur attirail digne d'un bataillon dans les compartiments. Elles me dédaignent.
A 13h00, le train continue son parcours aprés s'être arreter dans 5 gares déjà. Le wagon de 66 personnes est plein. Mes voisins du compartiment de droite s'attaque à leur kilo de graine de tournesol. Ils en mettent partout.
A 13h20, le remake du sandwich mayonnaise + magret de canard + tomate + concombre refait apparition et en double exemplaire cette fois. Mes voisins me regardent amusés. Je leur offre quelques tomates cerise, ils refusent.
Dehors le paysage est monotone : une mer de plastique - des serres à perte de vue.
La responsable de wagon, fait le ménage.
A 14h05, ma voisine a officiellement laché sont vingtième rot. Rien de plus normal ! Son mari jouera plus sur les pets !
La proximité des toilettes me permet d'entendre distinctement les raclements de gorge pré-crachas. Ca m'énerve et vais me blotir au fond de ma couchette ou je m'endormirai.
A 15h50, la télé me crie dans les oreilles "Tchoubidou you tchin tchan tcho tchin papapapapa yi". Je l'eteins me mettant à dos la roteuse de la couchette en dessous. Le train secoue. J'ai faim !
A 16h00, on m'invite à jouer à un jeu de carte où l'on m'explique les règles en chinois. Je n'y jouerai pas.
Entre deux parties, alcool de riz en cul sec me font oublier les relans de viande séchée du matin !
A 17h25, le soleil se couche sur le relief montagneux. La responsable propreté du wagon s'empresse de fermer les rideaux avec ses gants de plastiques.
Il est temps de manger de nouveau un sandwich et de me faire une "noodles party" ! La tomate s'est écrasée sur le PQ, j'en perds les 2/3, heureusement il me reste des serviettes KFC précieusement conservées car double épaisseur !
A 17h 35, j'offre des graines de tournesol au gars dernièrement monté dans le wagon. Il refuse et me montre ses dents. Il accepte mes tomates et me remercie.
On m'invite à la dégustation de patte de poulet, je refuse. On me rempli un verre d'alcool de riz. Il me parle chinois, je lui parle anglais, on se comprend ...
A 18h00, le wagon s'éclaire. On s'arrete dans une gare, des gens montent, d'autres descendent, la locomotive est changée. Des voyageurs discutent en criant. Ma jeune voisine, me demande mon numéro de téléphone et me prend en photo.
A 18h20, je m'allonge de nouveau. Ne correspondant pas aux standard de taille chinois, mes pieds dépassent largement du lit. Certains font en sorte de les éviter d'autres non, ceux là je les hais et regrette de m'être coupé les ongles de pied.
A 20h00, arrêt brusque, la locomotive est de nouveau changée. 12h que je suis dans ce train. Il en reste 15 !
Les remontées gastriques de la voisine du dessous sont plus sonores.
Je descends, me colle aux vitres et lis, me goinfrant des tomates cerises n'ayant pas survécu à ma course du matin !
A 22h00, les lumières s'éteignent brusquement, le couvre-feu est donné. J'essaye tant bien que mal de lire mon livre avec les lumières des issues de secours. La responsable de wagon me fait expressement savoir qu'il est l'heure que j'aille m'allonger.
Je m'endors quelques temps aprés, berçé par les remous du train.
A 1h20, je suis réveillé par une personne qui a confondu mon pied avec un barreau de l'échelle.
A 6h00, les papotages commencent à se faire entendre. Des odeurs de nouilles m'arrivent aux narines.
A 7h30, télé et néon s'allument. Plus possible de dormir. Il n'y a plus d'eau dans les toilettes, la toilette attendra.
De l'autre coté des vitres, le paysage a radicalement changé. Finies les grandes plaines maraichères ; le paysage est montagneux, des rizières marquent le sol, la végétation est plus tropicale : bananiers, papayers ... (Les vitres sont sales, les photos sont donc plus floues)
A 9h00, le petit déjeuner est pris. Je retourne me coucher.
A 10h30, pensant arriver à 11h00 je me lève et remballe toutes mes affaires. On arrivera à 13h30 avec 1h30 de retard, 2500 km de parcouru soit une vitesse moyenne de 80km/h.
Arrivé à la gare de Guangzhou, le T-shirt est de mise : il fait 26°C. Je me mèle à la foule pour sortir, bouscule un maximum de gens, écrase des pieds, vire les gens qui me passent devant. J'ai le temps, mais c'est tellement marrant de faire partie d'une foule de chinois !
Je me dirige vers les guichets pour acheter mon billet retour. Pas possible !! Il est trop tôt encore !
5RMB de métro m'emmènent sur l'ile de sable de Guangzhou, bordée de la rivière des perles. Endroit où se situe mon auberge de jeunesse.
Une fois installé et douché, me voilà parti à la découverte de Guangzhou, mais ce sera pour un prochain article.
J'espère que vous avez aimé ce genre de rédaction. J'aimerai en faire autant pour mon retour en Transsibérien. Remarques ?